Le système de soins doit prendre en compte la totalité du parcours du patient

Par Philippe Blanco, Directeur général santé et sciences de la vie, Europe du nord, du sud et de l’ouest

Le système de santé en France, tout comme dans le reste du monde, est probablement en train de vivre l’une des transitions les plus importantes de l’histoire. Tandis que le 20e siècle a vu arriver les plus grandes avancées dans le domaine des soins aigüs, le 21e siècle est confronté au défi d’une croissance des dépenses de santé qui n’est plus supportable, et d’un système de soins centré sur l’hôpital qui devient une barrière pour les progrès futurs.

Le développement des techniques thérapeutiques et diagnostiques a amélioré l’espérance de vie dans les pays développés : techniques de chirurgie de pointe, traitements médicamenteux perfectionnés, accélérés par le séquençage du génome humain (notamment pour le cancer) ou encore les technologies d’imagerie médicale hautement sophistiquées. Après le succès incontestable dans la prise en charge des épisodes de soins aigüs, le défi se situe aujourd’hui dans le vieillissement de la société, avec toutes les pathologies chroniques qui l’accompagnent.

Le consommateur souhaite également être autonome dans son parcours de soins. Il souhaite être en mesure d’accéder à son dossier médical et de participer activement aux décisions sur son parcours de soins, qu’il s’agisse de définir le bon traitement ou de choisir les professionnels ou structures de soins les plus adapté(e)s. Il entend avoir la capacité de jouer un rôle actif en utilisant des technologies, notamment mobiles, pour rester connecté et informé. Il souhaite par ailleurs disposer d’appareils portatifs pour l’aider et aider les professionnels de santé à prendre les décisions médicales les plus appropriées et à anticiper les ruptures dans le parcours de santé. Ces attentes sont tout aussi pertinentes pour les praticiens, qui sont de plus en plus versés dans la technologie et qui souhaitent pouvoir utiliser des appareils tels que les tablettes, smartphones et objets connectés dans leur environnement professionnel afin d’améliorer l’accès à l’information et le dialogue avec les patients et avec leurs pairs.

Jusqu’à maintenant, la plupart des investissements dans les systèmes d’information de la santé sont centrés sur les hôpitaux. Des investissements importants ont été réalisés dans le domaine des solutions de dossier médical, mais très peu de choses ont été faites pour garantir la connectivité et la communication entre tous les acteurs. Afin de traiter l’ensemble du parcours du patient, ce qui est crucial pour répondre aux besoins des consommateurs et des praticiens, les informations doivent circuler entre tous les acteurs du système de soins : les hôpitaux, les cliniques privées, les médecins généralistes, les soins à domicile et les services sociaux.

Aujourd’hui, une part importante de la communication doit avoir lieu en dehors de l’hôpital, par l’intermédiaire des praticiens, infirmiers/ères et autres paramédicaux, soignants à domicile et organisations sociales. Pour contribuer à ce parcours complet, les patients et autres soignants doivent accéder à toutes les informations de santé pertinentes.

Ce nouveau modèle de soins doit être appuyé par de nouveaux modèles informatiques. CSC a développé la hiérarchie informatique des besoins afin d’aider les organisations de soins dans leur parcours de transformation.

Pyramide de l'informatique de santé CSC

Quelles ont donc été les barrières à l’obtention d’un tel niveau de connectivité ?

Jusqu’à encore récemment, il y avait un manque de connectivité (en partie en raison de la nature des investissements centrée sur les hôpitaux) et un écart dans les capacités technologiques. Cependant, la mobilité, les objets connectés, l’Internet 4.0 et le cloud ont ouvert de nombreuses opportunités pour permettre l’accès par toutes les personnes concernées.

Malheureusement, la plupart des organisations de santé consacrent une grande partie de leur budget aux frais fixes. Le recours à un partenaire qui peut prendre en charge ces infrastructures et permettre aux organisations de les utiliser selon leurs besoins permet la transition des dépenses de capital vers des dépenses d’exploitation, et permet d’investir l’argent économisé dans la mobilité, les solutions informatiques de pointe et des solutions souples, basées notamment sur le cloud.

La technologie est un élément du puzzle. La réussite de ce parcours complet nécessite également un changement d’organisation permettant le partage d’informations avec le reste de l’écosystème. Un changement est nécessaire dans la manière dont les parties prenantes conçoivent le parcours du patient, ce qui implique l’adoption d’une transition organisationnelle et sociale.

Cela signifie que les hôpitaux, cliniques privées, laboratoires, praticiens, infirmiers/ères et structures de soins à domicile doivent être organisés différemment.

Recourir au big data pour administrer la santé de la population

Les bénéfices de la collaboration et de la connectivité sont considérables en ce qui concerne la gestion de la santé de la population. En ayant un point de vue global du parcours et des informations des patients, les organisations de santé, y compris les institutions publiques, peuvent commencer à organiser les données au niveau de la population, et notamment déterminer si certains comportements sociaux, lieux, âges ou conditions de travail exposent les patients à certaines pathologies. Elles peuvent ensuite utiliser ces informations pour créer des plans de prévention au niveau national et contribuer à faire en sorte que les organisations de soins servent mieux les patients.

Le Danemark évolue vers ce type de modèle. CSC a mis en œuvre une plate-forme big data pour le Danemark qui permet au pays de rassembler toutes les informations de santé de ses citoyens, en remontant jusqu’à 1980. Ceci inclut toutes les informations des hôpitaux, laboratoires, praticiens, services sociaux et ainsi de suite. CSC met à disposition et exploite la plate-forme, et aide les autorités danoises à développer le programme. En outre, la plate-forme est fournie en tant que service, ce qui signifie que les autorités ne paient que pour ce qu’elles utilisent et n’ont pas à investir dans des infrastructures technologiques coûteuses.


Pour en savoir plus sur le big data, les méthodologies sanitaires agiles, la flexibilité technologique, la santé connectée et les systèmes sécurisés, venez nous rendre visite sur le stand #E79 de CSC au salon HealthIT Expo 2016 à Paris, du 24 au 26 mai.

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