Smart city : Comment faire participer les citoyens à la réduction de la fracture numérique

Ville intelligente (smart city) ou ville traditionnelle, peu importe. Les changements dans les communes ont toujours été conduits par un même acteur : les citoyens.

Après tout, en matière de modernisation les élus ne peuvent pas agir seuls dans leur coin. Ils ont besoin d’une communauté citoyenne qui les soutient afin de transformer les projets en réalité.

Ainsi, lorsque les élus à la tête des villes intelligentes mettent en place de nouveaux outils et des technologies dans le but de rendre plus facile le quotidien, d’améliorer la logistique de la mobilité urbaine et de construire des voies de communication entre les habitants et leurs représentants – ce sont bien les citoyens qui permettent que ces mesures soient un succès.

Les utilisateurs potentiels des technologies sont ceux qui doivent décider d’adopter ou non ces outils en faisant peser dans la balance les bénéfices qu’apporte ce genre d’expériences contre l’investissement que cela requiert.

Prenons l’exemple des applications qui aident à trouver une place pour garer sa voiture.

Vous êtes en retard pour aller au théâtre et cherchez désespérément une place pour vous garer en pleine heure de pointe. Au lieu d’errer à la recherche d’une place libre entre les files de voitures, il suffit de sortir votre smartphone pour observer une carte détaillée de la zone signalant les emplacements les plus proches.

Sur le chemin votre roue heurte un nid-de-poule sur la chaussée. Bon citoyen, vous vous empressez de prendre une photo du nid-de-poule et de l’envoyer avec une géolocalisation par GPS au département de la voirie de la ville, où l’équipe en charge de ces sujets-là pourra prendre en charge l’incident et envoyer des techniciens pour faire une réparation.

Dans ce genre de scénario, les bénéfices sont grands, tant pour les utilisateurs comme pour la ville. Une application qui permette ce genre d’expérience aurait tendance à recevoir un accueil plus que chaleureux.

Mais que ce passe-t-il pour les citoyens qui ne peuvent pas participer à cette technologie à cause d’un phénomène appelé fracture numérique ?

Cela semble incroyable qu’en 2016 de nombreuses personnes n’ont toujours pas accès à la technologie mobile et à Internet. Mais les études prouvent que cette fracture est bien réelle :

  • 43% de la population mondiale a accès à Internet. Cela veut dire que 57% n’y ont toujours pas accès.
  • 46% des gens dans le monde ont accès à la technologie mobile. Une fois de plus, cela signifie que la majorité de la population mondiale n’a pas accès à ce genre d’appareils.

La technologie pénètre mieux dans les couches les plus aisées de la société des pays les plus développés (77% des européens utilisent Internet, par exemple) – et parmi les citoyens les plus riches et avec un meilleur accès à l’éducation (90% des citoyens des États-Unis avec un diplôme universitaire ont accès à Internet). Cela signifie que dans les villes les populations les plus vulnérables – les personnes âgées, les minorités et les pauvres – sont plus susceptibles d’être laissés de côté.

Cette fracture devrait être une priorité pour les élus qui souhaitent faire participer pleinement leurs citoyens à la croissance de la Smart City. Même si les villes mettent en place des technologies, si les citoyens ne peuvent pas y accéder ou les utiliser, tout aura été vain. La solution à cela peut être bien simple et passer par l’installation de dispositifs en libre accès dans l’espace publique ou le lancement d’une série de séminaires de formation pour les citoyens. En commençant dès maintenant à préparer les générations futures par le biais de cours d’informatique dans les écoles, par exemple. Peu importe sous quel angle, ce qui est certain c’est que la fracture doit être réduite.

Car oui, le numérique ainsi que les technologies mobiles peuvent munir les gens d’information instantanée qui leur permettra alors de prendre des décisions plus judicieuses et ce plus rapidement.

Mais la technologie reste un catalyseur. Ce sont les citoyens d’une ville qui prennent les rênes du changement.

Nous serions ravis de connaitre votre avis sur la ville intelligente d’aujourd’hui – et votre vision pour demain – et comment nous pouvons rendre cela possible.


Venke Bordal pilote les activités liées au secteur public chez CSC Suède. Vous pouvez la joindre sur LinkedIn.

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